Environnement à basse température (température ambiante < 5°C)
Les basses températures accélèrent la dissipation de la chaleur de la pièce, ce qui entraîne un apport de chaleur réel insuffisant et des problèmes potentiels tels que l'absence de fusion ou une pénétration incomplète. Dans ce cas, la vitesse de soudage doit être réduite pour prolonger le temps de chauffage de l'arc sur la pièce, en compensant la perte de chaleur :
- Pour les matériaux à conductivité thermique moyenne ou faible, tels que l'acier au carbone et l'acier faiblement allié, la vitesse peut être réduite comme suit 10%-15% (par exemple, d'une vitesse initiale de 50 cm/min à 42-45 cm/min).
- Pour les matériaux à haute conductivité thermique comme l'aluminium et le cuivre, où la chaleur se dissipe plus rapidement, la vitesse doit être réduite de 15%-20% (par exemple, de 60 cm/min à 48-51 cm/min).
- Si l'épaisseur de la pièce dépasse 10 mm ou implique un soudage en plusieurs passes, la vitesse peut être encore réduite par 5%L'acier au carbone doit être préchauffé à une température comprise entre 80 et 120 °C afin d'augmenter l'accumulation de chaleur.
Environnement à température normale (5°C - 35°C)
Cette plage de température a un impact minimal sur le transfert de chaleur, de sorte qu'il n'est généralement pas nécessaire d'ajuster la vitesse en fonction de la température ambiante. Des paramètres standard basés sur le matériau et l'épaisseur peuvent être appliqués (par exemple, vitesse de soudage d'une plaque mince en acier inoxydable : 80-100 cm/min ; vitesse de soudage à l'arc submergé d'un acier au carbone d'épaisseur moyenne : 35-50 cm/min). Toutefois, si de la condensation est présente sur la surface de la pièce (par exemple, en cas d'humidité élevée ou tôt le matin), il convient d'éliminer l'humidité et de réduire temporairement la vitesse d'exécution de 5%-10% pour éviter la porosité.
Environnement à haute température (température ambiante > 35°C)
Les températures élevées ralentissent la dissipation de la chaleur, ce qui entraîne une accumulation excessive de chaleur, susceptible de provoquer des brûlures, des déformations ou un grossissement du grain. Dans ce cas, la vitesse de soudage doit être augmentée pour réduire le temps d'apport de chaleur :
- Pour les plaques minces (épaisseur < 3 mm), augmenter la vitesse de 10%-15% (par exemple, de 70 cm/min à 77-80 cm/min) pour passer rapidement et éviter les brûlures.
- Pour les plaques d'épaisseur moyenne (3 mm - 10 mm), augmenter la vitesse de 5%-10% (par exemple, de 40 cm/min à 42-44 cm/min) tout en améliorant la ventilation pour éviter une surchauffe localisée.
- Pour les matériaux sujets aux déformations (par exemple, l'acier inoxydable austénitique), les ajustements de la vitesse doivent être plus prudents à haute température, et complétés par des dispositifs de fixation pour stabiliser la pièce avant d'ajuster la vitesse.
Résumé : Principes de l'adaptation température-vitesse
L'impact principal de la température ambiante est l'altération de l'efficacité de la dissipation thermique de la pièce. Les ajustements de vitesse doivent suivre le principe de "réduire la vitesse pour compenser les pertes de chaleur à basse température et augmenter la vitesse pour contrôler l'apport de chaleur à haute température". La plage de réglage doit également tenir compte de la conductivité thermique du matériau et de l'épaisseur de la pièce. Plus la conductivité thermique est élevée et plus le matériau est fin, plus il est sensible aux variations de température, ce qui nécessite des réglages de vitesse plus importants.
Dans la pratique, il est recommandé de procéder à des essais de soudage pour observer la formation de la soudure (par exemple, la largeur du cordon, le renforcement et les défauts) avant d'optimiser progressivement les paramètres de vitesse.

